Ce monde merveilleux du livre…

Je me suis levé un matin avec une drôle d’idée : lire un contrat de diffusion-distribution…

Ah oui, tu ne sais pas forcément ce que c’est qu’un diffuseur-distributeur, ben en fait, c’est le gus que ton éditeur paie pour vendre tes bouquins en librairie. Logiquement, le gars tu vas le voir lors de réunions, tu fais le pitch de ta nouveauté à sortir, il t’écoute, parfois, te pose des questions, là c’est un peu plus rare.

Puis il part sur les routes de France et de Navarre porter la bonne parole auprès des libraires…

Sur le papier, c’est beau !

Dans la réalité, tu as déjà un souci, c’est que souvent, le diffuseur-distributeur fait partie d’un groupe éditorial dont ta maison d’édition ne fait pas partie, donc, ce n’est pas toi qu’il va défendre en premier, après des dizaines d’autres ouvrages, peut-être…

Et quand tu commences à lire son contrat, exclusif hein, faut pas déconner non plus, tu te rends compte que le mec, ben y gagne plus de pognon à balader ton bouquin qu’à ce qu’il soit entre tes pognes, lectrice adorée

Ça te la coupe hein ?

Eh ben c’est comme ça, le livre part chez le libraire, et paf, il touche, il le met en dépôt à l’étranger, il touche, le livre revient dans son entrepôt, il touche, en revanche, toi, tu as envie de me lire, tu l’achètes, là, il ne touche pas, c’est ballot non ?

Me demande s’il ne serait pas gagnant à ce que mes bouquins, et ceux des copains, ne soient pas vendus ?

De même, il y a un truc qui me chagrine, tu le sais maintenant que l’écologie me tient à cœur ?

Tu peux m’expliquer pourquoi quand mes livres ils reviennent de salons, de librairies, le gars il les pilonne, mais qu’en même temps il demande à mon éditrice de réimprimer, non parce que d’un point de vue environnemental, je m’interroge vois-tu…

Il semblerait que des affairistes aient pris le pouvoir sur la culture, il va être temps de foutre un peu le bordel et de reprendre la main camarade auteur, avant qu’ils ne nous flinguent presque tous !

Hésite pas à commenter, ton avis m’intéresse…

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©photo Pierre Jourde.

 

  1. Il faudrait arrêter de démarcher les maisons d’édition, boycotter toute la chaine littéraire, n’acheter que d’occaz. Il faut s’autoéditer, faire le boulot soit-même.
    Je ne démarche pas les éditeurs pour cette raison : il est hors de questions qu’ils récoltent le fruit de mon travail. Et je boycotte vraiment toute la chaine, ce n’est plus grace à moi que les auteurs et surtout les éditeurs gagneront leur vie.

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  2. L’existence en soi de ces diffuseurs/distributeurs est scandaleux dans la chaîne du livre , « ils » n’apportant aucune plus-value et sont grassement rétribués! Comme à l’accoutumée , ce sont les vrais producteurs , sans lesquels cet univers superbe ne saurait exister , qui sont les moins « récompensés » ! Ainsi marche à l’envers ce monde néo/libéral où tout n’est que spéculation! A bas les Interforum, Hachette et autres parasites surnuméraires !!

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  3. J’ai travaillé pour ce genre d’entreprise. Au service retour. Donc retour des salons ou autres. Cela arrive souvent que l’on pilonne des livres neufs, encore filmer par pack. On nous disait que cela revenait plus chère pour l’éditeur de stocker plutôt que de réimprimer. Dès qu’il y avait une étiquette de prix, pilon également, sauf pour les livres ayant une certaines valeurs. Cela me faisait mal de voir au moins la moitié jeter de ce qui était retourner.

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