SPINOZA ENCULE HEGEL de Jean-Bernard POUY

Ok, j’avoue…

J’ai du retard, mais sans avoir le polichinelle dans le tiroir, ce bouquin est le premier de Pouy et j’étais totalement passé à côté.

Une erreur réparée grâce à Sergueï Dounovetz, qui entre deux bières, lors de boulevard du polar à Bruxelles m’a balancé sans anesthésie :

— Putain t’a pas lu Spinoza encule Hegel de JB ? Ben t’es un con, tu n’as rien lu !

Bon que je sois un con n’est pas vraiment une découverte, mais que je n’aie rien lu, là, excuse-moi Sergueï, mais quand même…

Du coup j’ai acheté le bouquin, d’occase, faut pas déconner, Pouy est déjà millionnaire, on va pas en rajouter… et je l’ai lu.

Comment te dire ?

Tu prends un escabeau, assez haut hein, et tu plonges dans un univers post apocalyptique. Mais un peu bizarre quand même, genre George Miller et Byron Kennedy ont pris la cuite du siècle avant de faire le scénario de Mad Max.

Notre bonne vieille France est envahie par des gangs. Julius, chef d’une de ces tribus de la Néo-France, dirige les FAS (Fractions Armées Spinoza) et en profite pour te raconter sa vie, son vit, un peu aussi… tu ne peux que t’attacher à ce drôle de personnage, descendant direct de machiavel, érudit, gay, et fanatique de littérature…

À part avec les blases, tu ne croiseras pas de philosophes dans ce roman, des sodomites, un peu plus, quoi que…

Ne te méprends pas avec ce titre justement, s’il peut te paraitre grivois, voir vulgaire si tu es un peu serrée du cul, le livre n’est en rien grossier…

Violent et cynique, ça oui, des défis mortels entre les clans, car dans ce monde sans futur, quid de mieux que de crever au champ d’honneurs ?

Tiens, parce que c’est toi, je te balance un petit morcif de la prose de JB :

« Enfermé et sous bonne garde, je repris des forces, et redevins, en moi-même, disponible et dangereux. Je me permis de rigoler, mais seulement des yeux. Quand mon infirmière ou bien l’une de ses sœurs me pansait et inspectait ma blessure que j’avais en haut de la cuisse, elle regardait obligatoirement mon sexe, et le touchait évasivement, en me remettant les pansements. Un jour, je fus ému pendant leur visite. Inexplicablement. Leur présence n’était pas érotique. Contre mon gré. Mais ce fut irrépressible. Je me pris un seau d’eau glacé et plusieurs coups de fouet. Maintenant je ne rigole plus. Je travaille. »

Mais surtout, n’oublie pas de lire ce drôle de bouquin (dont il y a deux suites que je ne possède pas encore), au risque de te faire incendier par Dounovetz si tu venais à le croiser…

Jean-Bernard_Pouy

Jean-Bernard POUY dans toute sa splendeur © Pierre Hanot

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